Le Golfe des Pictons

Au Xème siècle, une vaste baie marécageuse se découpait dans le continent en face de l’Ile de Ré. Large d’une trentaine de kilomètres, elle allait en se rétrécissant vers l’intérieur des terres et finissait par se confondre avec le lit de la Sèvre Niortaise c’est ce qu’on appelait : « Le Golfe des Pictons ».

Des îlots et îles (l’Aiguillon sur Mer, la Bretonnière La Claye, Grues, Saint Michel en l’Herm, la Dive, la Dune, le Vigneau, Triaize, Champagné les Marais, Moreilles, Aisne, le Sableau, Chaillé les Marais, Vouillé les Marais, l’Ile d’Elle, Vix, Montnommé, Maillezais) dressaient vers l’océan leurs flancs déchiquetés, abrupts comme des falaises. Les flots de la mer battaient librement la base de ces îles.

Peu à peu, la mer s’est retirée (1493), elle n’occupait plus le marais. L’hiver, de vastes nappes d’eau mi- douce, mi- salée, couvraient encore les terrains bas entre les îles, mais en été, de nombreux atterrissements se formaient, au milieu desquels de petits fleuves côtiers se frayaient un passage jusqu’à la mer.

Golfe des pictons

 

La Route du Sel

La ville de Mareuil sur Lay Dissais était à l’époque du Golfe des Pictons un port très important.

Les gabarres des embarcations en bois traditionnelles dédiées au transport de marchandises- remontaient le Lay jusqu’à l’ancien port de Mareuil ( à l’emplacement actuel de l’embarcadère du Port des Gabbarres). Elles ont ainsi favorisé le commerce du sel et ont fait du territoire un véritable carrefour du sel.

Le sel était une denrée importante puisqu’elle permettait de conserver les aliments.

Les Pays de La Loire étaient à cette époque-là la 2ème région productrice de sel après le Languedoc Roussillon. Grâce à cela, de nombreux seigneurs ont souhaité s’installer sur le territoire et particulièrement dans le château de Mareuil sur Lay-Dissais.

Le port approvisionnait principalement les communes du Pays Mareuillais mais aussi les villes de Limoges, Bourges, Poitiers et le Bas Poitou. C’est ainsi qu’on commença à parler de la « Route du Sel ». A Mareuil sur Lay Dissais, subsistent encore des traces de ce passé de commerce fleurissant .En effet, on peut encore voir aujourd’hui des grottes creusées dans un éperon rocheux, par des pics de métal, qui ont servi de lieux de stockage du sel; pour y parvenir, les commerçants empruntaient l’actuelle « rue des Gabarres ».

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